Adopter la voiture électrique

Le marché de la voiture électrique est en pleine expansion ! En effet par souci écologique de plus en plus de personnes s’intéressent à ce segment de l’automobile, sur lequel se penchent de plus en plus les professionnels du secteur, les assureurs et même les provinces. Des mesures incitatives ont été adoptées et d’autres à venir pour encourager les conducteurs à choisir une voiture écolo au lieu d’un véhicule classique.

La particularité de la voiture électrique

Avec l’apparition de la voiture électrique ainsi que la moto électrique www.moto.ca, le premier constat a été son respect de l’environnement, une voiture verte qui participe à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, mais le hic était le prix. En effet ce type de voiture s’est avéré fort dispendieux ce qui n’a pas arrêté les constructeurs à lancer de plus en plus de modèles sur le marché. Si on craignait que la voiture électrique ne puisse parcourir de longues distances, beaucoup d’efforts ont été consentis pour améliorer la capacité de ce véhicule et l’adapter aux besoins des consommateurs.

Les assureurs s’y intéressent

Les compagnies d’assurance au Canada proposent des offres très intéressantes au profit des voitures électriques, des formules diverses font la Une pour intéresser de plus en plus de conducteurs à ce segment de voitures. En effet certaines compagnies d’assurance offrent la possibilité de bénéficier d’une remise de 15% sur une soumission d’assurance auto en ligne pour un véhicule électrique www.quebecannonce.com ou hybride. Alors que d’autres assureurs proposent à leurs clients un rabais sur le kilométrage annuel des voitures électriques à condition qu’il reste assez restreint. A travers cette offre les assureurs essaient d’encourager la limitation de l’utilisation des automobiles et donc les risques afférents à l’usage du véhicule.

Les provinces s’engagent vers les voitures électriques

Pour encourager les conducteurs à investir dans un véhicule écologique, des réductions sur la prime d’assurance auto ont été concédées, ce qui est un atout majeur certes, sans oublier le bonus écologique dont peut bénéficier l’acheteur d’une voiture écolo. Mais le premier souci d’un conducteur c’est le nombre de bornes de rechargement qui reste fort limité et peu étendu. Dans ce sens le Québec a déclaré lors des rassemblements automobiles de la province que Montréal et Québec allaient être équipées de bornes de rechargement en plus grand nombre pour faciliter l’accès à ce service et surtout encourager plus de conducteurs à adopter ce type de véhicule, plus en adéquation avec les principes du respect de l’environnement.
Maintenant il faut que le prix d’achat devient plus accessible et évidement que les conducteurs soient intéressés un peu plus par une voiture électrique qu’un véhicule classique. Les premiers signes sont prometteurs avec les efforts conjugués des constructeurs, des provinces et des assureurs, ce qui promet un bel avenir pour le marché de la voiture électrique au Canada.

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Assurance auto électrique au Canada

Autour de l’assurance automobile électrique au Canada

Pour protéger son véhicule contre les vols, le vandalisme, les accidents entre autres risques, il n’ya pas mieux que de contracter une assurance auto avec les garanties adéquates assurant les dommages et dégâts matériels et corporels causés aux tiers. Pour les adeptes des véhicules écolo notamment électriques ils doivent savoir que ce qui s’applique à une voiture conventionnelle s’applique également à une auto électrique mais avec un bonus en plus.

La loi de l’assurance auto

La loi exige de contracter une assurance auto, d’ailleurs en roulant il faut disposer des papiers d’assurance pour les soumettre aux contrôles de la police le cas échéant, sinon le conducteur risque de se voir confisquer son permis de conduire qui sera suspendu en plus de la saisie de son véhicule. Au canada chaque province dispose d’un minimum de couverture de base mais il est toujours possible de les étendre en contractant des avenants à ajouter sur la police d’assurance. Ceci dit la loi n’oblige pas les automobilistes à avoir une couverture contre les dommages matériels causés au véhicule.

L’assurance auto électrique

L’assurance auto électrique à l’instar de celle de sa congénère classique permet à son propriétaire de profiter d’une couverture médicale en plus d’une protection contre les dégâts matériels ainsi qu’une protection responsabilité civile.

En ce qui concerne la couverture matérielle elle permet de bénéficier d’indemnisation en cas de dommages causés au véhicule à la suite d’un accident, de vandalisme ou d’un vol. Alors que la responsabilité civile s’active lorsque la responsabilité légale du conducteur est engagée afin de dédommager les tiers pour les dégâts corporels et matériels subis. D’un autre côté la couverture médicale porte sur les frais médicaux et les soins prodigués à la suite de blessures, mais elle couvre aussi les dépenses de rééducation, la perte de revenus voire même les dépenses funéraires en cas de décès.

Au moment d’assurer un véhicule électrique, il faut savoir que le montant de la prime dépend du modèle, de sa puissance, des dispositifs de sécurité dont il est doté (airbags, système antivol, …), des garanties choisies, de la territorialité de la couverture entre autres. Mais ce qui rend l’assurance d’une voiture électrique intéressante, c’est que les assureurs proposent souvent des offres spéciales. En effet en achetant un véhicule électrique un conducteur peut profiter d’une réduction qui peut atteindre 15% voire 20% sur la prime d’assurance. Ou encore une remise en fonction du kilométrage parcouru, plus celui-ci est limité plus la réduction est importante. Afin de pouvoir profiter des meilleures offres, il serait judicieux de se renseigner sur les propositions de différents assureurs et de procéder à un comparatif afin de déterminer l’option la plus avantageuse et la plus compétitive en termes de primes.

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UN VEHICULE A RESPONSABILITE LIMITEE

Le dénouement récent de l’affaire du sinistre mortel survenu aux USA avec une Tesla autonome ne devrait pas manquer d’alerter les futurs utilisateurs de ce type de véhicule !
Rappel des faits : en conduite autonome, le véhicule Tesla n’a pas évité un poids lourd qui lui coupait la route et le « conducteur » a été tué.
Jugement : le « conducteur »CP-MG (V-CS).jpg est fautif car il devait conserver la maîtrise du véhicule ainsi que les mains sur le volant.
Alors, à quoi bon opter pour un véhicule autonome si l’on doit rester prêt à engager une manœuvre d’extrême urgence en cas de défaillance du système de pilotage ? Quel ennui sur les trajets ! Ou plutôt quel stress de devoir intervenir en urgence à tout moment !
On est en droit de penser que le jugement fait la part belle au lobby des constructeurs…
Alors, choisirez-vous un véhicule autonome lors du prochain achat ?
Pour ma part, ces péripéties ne font qu’accroître ma fidélité à ma petite MGB.

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Les smart-contrats, encore une douce illusion ?

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Après l’assurance collaborative dont on perçoit difficilement l’intérêt, le fonctionnement opérationnel et le ROI, le monde des Fintechs s’excite sur l’assurance-On-Demand ou smart-contrats ; comprendre par là, la possibilité de souscrire à tout moment et en quelques clics une garantie temporaire couvrant une activité  ou un bien pour un temps donné, généralement très court (ex. un voyage), en principe dans des domaines non couverts par les contrats existants. Au-delà de la technologie et des process à mettre en place qui représentent un chantier passionnant, il convient de s’interroger  sur deux aspects majeurs :

  • Les attentes des consommateurs : on ne va pas revenir ici en quelques lignes sur les spécificités des attentes et comportements des clients en matière d’assurance (voir partie 2, chapitre 2 du Guide Marketing de l’Assurance – Ed l’Argus).

Rappelons simplement que le sujet de l’assurance ne fait pas partie des sujets préférés  des consommateurs qui montrent une motivation évidente lorsqu’il s’agit – selon les individus – de voyages, de loisirs, de technologies… mais qui sont beaucoup moins disposés pour les questions d’assurance. Par ailleurs, l’achat spontané ou coup-de-cœur est un mythe que les marketers  de l’assurance ont caressé depuis des décennies…

 

  • La réalité technique de l’assurance est de couvrir une large population représentant une fréquence faible d’occurrence du risque. En développant des smart-contrats, on anti-sélectionne gravement et le tarif doit donc être fixé en conséquence…
    A chaque fois que des garanties accessoires en option et à faibles primes ont été mises en marché, cela a été suivi par leur intégration dans les contrats de base pour beaucoup moins cher (quand ce n’est pas gratuitement)
    En effet, l’intégration permet de réduire tant  la prime technique que les frais généraux.
    D’autant plus que les assureurs n’ont jamais su gérer correctement les garanties temporaires…

 

Alors, ces garanties plus ou moins gadgets à une époque où les ménages doivent se serrer toujours plus la ceinture, ont-ils un avenir ?
Des visionnaires prédisent la souscription et la gestion (notamment des sinistres) par la blockchain…

Si cela représente une solution en termes de gestion, que penser de l’indemnisation automatique dès la connaissance de l’événement ?

Ainsi l’assuré ayant souscrit une garantie « retard de transport » recevra son indemnisation avant même d’être arrivé à destination… grâce au smart-contrat !
Ces derniers jours, la compagnie américaine LEMONADE  a réglé un sinistre vol (disparition d’un blouson laissé au vestiaire…) en 7 secondes ! Une performance saluée par la presse.

A voir si ces garanties-gadgets peuvent améliorer la Relation-Client. En tout cas, l’Expérience-Client ne laisse aucune place au contact humain. On est loin de la représentation idéale faite par des étudiants à l’occasion du Colloque 2015 du LAB, qui voyait en lui l’Ange Gardien…

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Après le PAYD et le PHYD, le PHYL…*

L’usage des Big Data semblait constituer une avancée dans la recherche d’adéquation de la prime au risque. En effet, si certains critères de tarification paraissent peu contestables, tels que l’expérience de conduite, le taux de bonus/malus, la puissance et le prix du véhicule, d’autres sont nettement non explicatifs du risque. Ainsi, la zone de garage (ex. j’ai un véhicule qui ne fait que Boulogne-Chamonix – 620 km d’autoroute – et qui est tarifié en région parisienne). De même, la profession ne renseigne pas à elle seule quant à l’intensité de circulation et le type de conduite.
L’adjonction d’un paramètre lié aux trajets effectués et aux conditions de circulation (autoroute/route/ville/semaine/week-end / heures de pointe, etc.) est effectivement de nature à mieux cerner le risque. Ce n’est en fait qu’une version modernisée de l’assurance au km !

Quant au Pay How You Drive, on met là un pied dans le domaine de l’intrusif car basé sur le comportemental. La distinction Homme/Femme a été proscrite car au-delà de son aspect discriminatoire, les assureurs n’ont pas pu établir que, pris individuellement, un conducteur représpying-post-box-eyes-photo-wide-open-staring-out-red-pillar-33324369.jpgsentait un risque incontestablement supérieur à celui de son homologue féminin.
De la même façon, une conduite nerveuse est-elle irréfutablement synonyme de sinistralité aggravée ? On peut au contraire penser que les conduites un peu trop « assoupies » manquent de réflexes et sont génératrices d’accrochages.
Mais la dernière trouvaille – celle d’Admiral en Grande Bretagne – est le pompon : tarifer à partir des posts sur Facebook !
En fonction des textes, photos, likes, voire de la ponctuation (les points d’exclamation !), la compagnie s’apprêtait à moduler la prime…
Les marketers et commerciaux de l’assurance se sont longtemps plaints des actuaires ; on a trouvé pire : les data-scientists.
Heureusement, Facebook a bloqué cette initiative. Pour combien de temps ?

L’utilisation débridée des big data pose réellement un problème de Société. Il est certainement temps que les acteurs de l’assurance   établissent une/des charte(s) de bonnes pratiques respectant l’individu. Il serait d’ailleurs judicieux de traiter ce sujet dans la cadre d’un Comité d’Ethique faisant participer les clients ou sociétaires au sein de chaque opérateur d’assurance.
A qui la première initiative ?

*Pay As You Drive, Pay How You Drive, Pay How You Like

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Prévoyance, le modèle soviétique

Adopté dans un hémicycle quasi-vide, le PLFSS 2017 prévoit en son article 32 (ex-article 19 bis) la possibilité « d’organiser la sélection d’au moins deux organismes […] permettant la mutualisation d’un socle commun de garanties défini par l’accord à travers des contrats de référence », autrement dit la co-désignation en Prévoyance.
Adieu donc la saine concurrence (malgré l’avis du Conseil d’Etat sur de telles pratiques). Vive le retour du bolchevisme !
Dans 6 mois, on remet ça à plat ?

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La Relation-Client, arme fatale des opérateurs téléphoniques pour concurrencer les établissements financiers ?

scream-stressed-man-phone-6070147.jpgEntendu récemment sur BFM, un « expert » interviewé expliquait à propos de la création d’ORANGE BANK (par rachat de Groupama Banque) que cette nouvelle entité misait sur un facteur concurrentiel distinctif : la maîtrise de
la Relation-Clients par les opérateurs téléphoniques et FAI.
On se demande quelle est la pertinence d’une telle affirmation ?
Sauf à faire référence aux résultats des baromètres de ces organismes qui se complaisent dans l’autosatisfaction…
La vérité – à moins que je ne constitue la rare exception – est tout autre.
Mon expérience en la matière en qualité de client est désastreuse, et ceci quel que soit l’opérateur :
. cela a commencé avec Numéricable qui ne fonctionnait pas correctement (pixellisation de l’image TV notamment), sans pouvoir obtenir de solution ; et je passe les heures perdue à faire la queue au magasin, appareil sous le bras !
. notre bon vieux Club-Internet étant devenu Neuf puis SFR, les choses ont commencé à se gâter. D’abord avec l’installation – payante – avec des prise CPR qui ont fonctionné jusqu’au départ du technicien… Autant dire que j’ai tout réinstallé ensuite… mais avec des câbles. Plus tard, la télécommande du décodeur TV étant HS, je joins un call-center manifestement offshore (le conseiller parlant un français approximatif) qui m’envoie en chercher une neuve un dimanche à Rueil. Etonnement quant à l’ouverture un jour férié, mais confirmation du centre d’appel. Résultat : porte close.
Et je passe la routine systématique en cas de problème : « débranchez tout et rebranchez, changer de prise,… », la communication automatiquement coupée après 20’ et l’obligation de tout réexpliquer quand on rappelle…
En revanche, pléthore d’appels commerciaux quand bien même on a signalé ne pas être intéressé.

. Finalement, je rejoins Orange avec une formule quadruple –play, refais l’installation moi-même Tél-TV-Internet. Quelque temps après, problèmes de réception Internet et TV ; même routine : obligé d’appeler plusieurs fois, d’attendre inlassablement en écoutant le disque d’accueil (et la pub) qui notamment recommande de se connecter pour résoudre notre problème grâce aux forums et FAQ : judicieux quand on appelle parce que justement cela ne fonctionne pas !
Seule solution trouvée par le téléconseiller : changer de prise électrique !
Récemment la TV d’Orange a changé de configuration d’écran concernant les infos sur le programme en cours : alors que l’on pouvait rapidement accéder aux infos sur un film (date, titre, réalisateur, acteurs, résumé), il ne reste plus que le résumé. Appelé sur ce point, le centre de Relation-Client a été incapable de m’expliquer pourquoi.

En revanche pour continuer d’appeler sans cesse pour vendre la fibre, le centre d’appel fonctionne à plein.

Client portable chez Orange, j’ai voulu il y a peu de temps revoir mon abonnement devenu très cher (74 €/mois) : la boutique de Boulogne n’a trouvé que quelques € à économiser ; alors que ma collègue  du LAB a changé mon abonnement en ligne en divisant le prix par 3 (avec un meilleur forfait).
Souhaitant changer mon I-Phone, je me suis rendu en boutique Orange pour bénéficier d’un tarif en fonction des points acquis : fini, terminé. Si je veux une réduction, je dois prendre la fibre…
Néanmoins, malgré mon refus répété, le centre d’appel continue de me harceler pour installer la fibre (que je refuse eu égard au câblage installé sous le tissus tendu des murs).
Alors, la Relation-Client, arme fatale des opérateurs téléphoniques ?
Même pas peur !

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Relation-Client, back to basis grâce au Digital ?

Toutes les stratégies annoncées par les opérateurs du marché de l’Assurance mettent en avant l’impératif de la mise du client au centre des préoccupations – voire de l’organisation.
On pourrait se réjouir que le secteur découvre enfin que celui qui nous fait vivre, c’est le client !
Sauf qu’à y regarder de plus  près, et surtout en échangeant avec les opérationnels, on ne peut que constater qu’en réalité rien ne change…
La digitalisation de l’Assurance est en marche ; très bien !
Quant à la Relation-Client, il faudrait encore qu’elle existe pour la digitaliser…
Or, de ce point de vue, rien n’a changé : passée la souscription, les contacts sont rares et la digitalisation accentue encore ce phénomène. Des exemples ?
. prélèvement des cotisations alors qu’autrefois l’échéance était une occasion de rencontre avec le commercial ;
.  1/3 payant et virtualisation de l’indemnisation quand, par le passé, c’était un moment fort, voire sympathique (souvenons-nous de la Complémentaire Santé qui amenait les clients toucher leurs remboursements en espèces au point de vente avant d’aller faire leur marché le samedi matin…).client centric.jpg
. Aujourd’hui, on voit éclore pléthore de gadgets (pages Facebook, applis, gaming, IoT comme les montres connectées,…) qui ne sont qu’une couche cosmétique mais qui n’apportent rien au fond.
Les promoteurs de ces gadgets :
– méconnaissent manifestement le métier de l’assurance
– pensent que tout le monde est Geek
– ne s’intéressent qu’à la génération Z, voire Millenium.

Pourtant, si l’on s’en tient aux besoins du client* et à l’objectif de protection contre les aléas, on peut lister de multiples opportunités de communication et de création de Relation Client. Ainsi :
– faire un point régulier sur la situation de l’assuré pouvant conduire à un aménagement des garanties :
               . événements au sein du noyau familial : naissance, scolarisation, études, divorce, stages à l’étranger,…
               . évolution professionnelle : changement d’emploi ou de profession, travail du conjoint, perte d’emploi , …
               . évolution du patrimoine : achat immobilier résidence principale ou secondaire, agrandissement, travaux, héritage, primes et indemnités, réalisation de placements,…
               . préparation d’événements importants : installation des enfants, retraite, lancement d’activité, dépendance,…
– profiter de la rentrée scolaire, des vacances d’été ou d’hiver, …
– lancer des alertes de prévention et conseils en santé, habitation, auto, voyages,…
– profiter du renouvellement et financement du/des véhicule(s), des appareils ménagers, de l’informatique  domestique,…
Etc., etc…
Les occasions pour créer un contact ne manquent donc pas ! Et ce n’est certainement pas en mettant (temporairement) une montre connectée au poignet du client ou en « traquant » son style de conduite que l’on va vraiment créer de la relation-Client. En revanche, en connaissant bien le métier, le digital peut être un formidable levier pour rendre un réel service au client et entretenir une relation régulière.

 

 

  • Et non à ses seules attentes car le client méconnait l’Assurance tout comme ses besoins réels (notamment lorsqu’ils sont de nature juridique) et n’exprime réellement aucune attente fondée… si ce n’est payer moins cher

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Quelle sera la physionomie du marché de l’assurance Santé-Prévoyance à horizon de 10 ans ?

Vaste interrogation à laquelle le Cabinet WEAVE a tenté d’apporter des réponses en interrogeant une vingtaine de dirigeants du secteur*, tous types d’acteurs confondus.
C’est en effet le plus souvent par l’action – ou l’inaction-  des acteurs que les marchés se transforment. Dès lors, leurs opinions et actes – quand même leur vision stratégique serait erronée – sont des facteurs déterminants dans la réorganisation d’un marché.
La restitution effectuée lors de la Matinale du LAB le 4 octobre 2016 a mis l’accent sur les craintes et les voies d’évolution vues par les acteurs en place.
Ainsi, en ce qui concerne les craintes, on relève :
le risque de démutualisation. Cela peut paraître paradoxal sur un marché hyper-règlementé et d’une sensibilité extrême vis-à-vis de toute sélection !
– la désintermédiation, notamment par l’arrivée de nouveaux intervenants type GAFA qui, maîtrisant la distribution et la relation-client, fixeraient les règles du jeu et, surtout, capteraient les marges, reléguant l’assureur à un simple gestionnaire de risques.
– la complexification des conditions d’exercice du métier. Cependant, il s’agit en même temps de barrières fortes à l’entrée de nouveaux entrants, d’autant que les marges restent peu attractives en comparaison de leur core-business !
Alors, face à ces menaces, quel sera le profil de l’assureur de demain ?
Les dirigeant interrogés semblent s’accorder sur les points à développer pour conserver les positions acquises ; ainsi :
– l’utilisation des data (big et smart)
– le développement de services
– la relation-client
– l’externalisation de la gestion des prestations

La mise en avant de ces points laisse perplexe, car :
. Pour utiliser massivement et intelligemment les data (approche client, tarification, relation-client, indemnisation,…) encore faudrait-il que les systèmes informatiques soient en état de répondre présents !
La gestion des données n’est pas un point fort de l’assurance (la faute notamment aux nombreuses et perpétuelles fusions, à la règlementation en constante modification). Ajoutons que du côté du consommateur, l’échange de données avec les assureurs n’est pas un acquit : l’étude menée par Harris Interactive et présentée au LAB le 29 septembre dernier montrait 66 % des interviewés sont hostiles à l’idée de fournir des données personnelles à l’assureur !
. Le développement de services : il y a déjà longtemps que les assureurs tentent d’intégrer de multiples services dans leurs offres, avec peu de succès. Les raisons en sont multiples :
              – manque de savoir-faire et de savoir-gérer
              – nécessité de sous-traiter
              – légitimité faible
              – ROI jamais démontré
. La Relation-Client : il s’agit là d’un point faible notoire de l’assurance en général car entre la souscription et la fin du contrat, rien ne se passe réellement, surtout en Santé où la dématérialisation a supprimé tout contact avec le client lors des remboursements. Les outils – très coûteux – de GRC mis en place à partir des années 90 n’ont pas tenu leurs promesses. Les beaux projets de création d’une relation durable, fréquente et positive avec l’assuré sont restés dans les placards.
. L’externalisation de la gestion (ou en partie) : il s’agit là d’un point fort des assureurs qui après des décennies de gestion calamiteuse ont réussi à industrialiser cette partie de leur métier. Se délester de cet avantage est une erreur lourde lorsque l’on maîtrise difficilement les externalisations.
Décidément, très forts les dirigeants du secteur : se séparer des avantages concurrentiels pour aller sur des domaines non maîtrisés donc à risque, même les matrices du BCG n’avaient pas osé…
Reste toutefois un point qu’ils n’ont pas évoqué et qui pourtant peut bien décrire l’avenir : l’ « Arrcoïsation » de la Santé, donc la disparition de ce risque pour les assureurs car on sait bien que les politiques, quel que soit leur bord, estiment que la Santé est du domaine régalien et que les assureurs n’ont rien à faire dans ce domaine. C’était d’ailleurs un avertissement donné par Jean-Claude SEYS, Président de l’Institut Diderot, lors de son allocution en juin dernier aux 10 ans du LAB…

 

  • Synthèse de la présentation de l’étude sur le Blog du LAB 

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La Relation Client Digitale : la couche cosmétique qui perdra les assureurs

stock-photo-rope-jumping-62447677.jpgPas un discours d’assureur – quel que soit son statut (société classique, bancassureur, mutuelle, IP,…) qui ne mette en avant la révolution digitale et l’impératif de numériser les relations avec les assurés. La Relation-Client sera même l’avenir de l’Assurance, entend-on !
Et la presse professionnelle de relayer les assertions purement Com de leurs clients (abonnements, pub, conférences et salons en tous genres). Ce miroir aux alouettes risque de couter très cher aux assureurs car digitaliser une relation quasi-inexistante conduit à faire disparaître le peu qui existe. En effet, le produit d’assurance est un produit « sans vie » (sans jeu de mot…).
Hormis la souscription (et il ne s’agit pas là de Relation-Client ni d’Expérience-Client mais de stratégie d’acquisition) et de l’indemnisation (de plus en plus virtualisée ou sous-traitée), il ne se passe pour ainsi dire rien  jusqu’au dénouement du contrat.
Les gadgets développés par les directions Marketing souvent marginalisées par rapport au fond du métier ne représentent qu’une couche cosmétique qui ne s’attaque pas au fond du sujet : l’absence de relation durant la vie du contrat.
On a rêvé dans les années 90 de créer une Relation-Client continue (informations, mises à jour des données, services additionnels, rebond sur les événements de la vie du client,…), mais rien ne s’est réalisé malgré les budgets considérables engloutis dans les   Siebel et autres super-outils de GRC…
Il y a pourtant tant de choses à imaginer en assurance pour fidéliser le client  sans pour autant piocher dans les catalogues de gadgets (applis, pages Facebook, Twitter, garanties bidon, montre ou autre objet connecté,…).
Ainsi, on peut déplorer l’absence de mise à jour des données du client (et donc de la connaissance de ses besoins), de mise à jour de ses garanties, de bilan régulier, d’information sur les indemnités payées, notamment à des tiers ; on pourrait faire bénéficier l’assuré de garanties ou services améliorés avec l’ancienneté, de promos habituellement dédiées aux prospects, d’actions de prévention intelligentes,…
Les opportunités ne manquent pas.
Certains « visionnaires » prédisent que le métier de l’assureur de demain sera… la Relation-Client !
Fonder sa stratégie sur un point faible notoire, même les matrices du BCG n’avaient pas osé !

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Un monde d’algorithme ou voyage au bout de l’enfer.

vaches au Lavancher.JPG Il y a quelques décennies, les tarificateurs « papier » se voyaient supplantés par la mise en place d’algorithmes. Les vrais assureurs pouvaient d’ailleurs déplorer que plus personne ne savait faire une tarification quand l’ordinateur était en carafe ; mais ceci est un autre débat…
Aujourd’hui, c’est dans tous les domaines de la vie que des algorithmes décident ou, à minima, indiquent la décision à prendre. On peut donc imaginer, dans un futur proche, un monde piloté par eux. Ainsi, le nouveau-né ne viendra pas sur terre à une date aléatoire mais à un moment précis qui arrangera les parents et encore plus la maternité. Donc, finis les accouchements dans les transports ou le 14 juillet !
Les études du petit seront programmées non plus en fonction des goûts et aspirations des parents et/ou de l’individu, mais en prenant en compte ses capacités intellectuelles, ses prédispositions, sa situation sociale et la capacité financière des parents, mais surtout, en rapport avec les vrais débouchés d’emploi une fois les études terminées. Frustrant, certainement, mais d’un autre côté, ce sera la fin des filières ne débouchant sur aucun job ou presque.
Son mariage sera lui aussi le fruit d’algorithmes astucieux qui lui auront permis de rencontrer l’âme sœur. On perçoit dès aujourd’hui cette tendance au travers des communications des sites de rencontres : célibataires exigeants, celle ou celui qui vous ressemble, etc. Cette démarche beaucoup plus scientifique que d’aller draguer en boîte permettra t-elle d’inverser la courbe des divorces (tiens, cela pourrait être un argument de campagne électorale J ).
La rémunération du travailleur ne sera plus le fruit d’une négociation syndicale, d’une âpre négociation, de critères fumeux,… mais une sorte de revenu universel dont le niveau résultera du croisement de données objectives telles que besoins du foyer, type d’emploi, niveau socio-culturel,… Terminés les jobs sous-payés et ceux honteusement élevés.
Bien sûr, la voiture se conduira toute seule et les accidents auront disparus ; enfin presque car de temps en temps, l’algorithme déraille et provoque quelques catastrophes.
Pour garder la santé, des serious-games nous indiqueront les bonnes pratiques en matière de prévention et les big data issues notamment des réseaux sociaux renseigneront l’assureur sur le risque précis, ce qui lui permettra de prendre les mesures conservatoires L .
Enfin, en cas de traitement lourd et coûteux, l’algorithme fixera la décision optimale (du traitement curatif aux soins palliatifs) à partir d’éléments rationnels (finie la Santé qui n’a pas de prix !). Ainsi pourront être pris en compte l’apport du patient à la Société : travail, consommation, impôts, espérance de vie, famille à charge, etc. vs pension de retraite, RSA, faible durée d’espérance de vie, etc.
Ça fait peur ?
Alors évitons de nous laisser phagocyter par les algorithmes !
Comment ?
Commençons par ne pas livrer nos données inconsidérément !

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Complémentaires Santé, de plus en plus partielles

 

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Le Figaro du 16 août dernier titrait en large : « Complémentaire Santé, la facture s’alourdit ».

Le dossier en question pointait du doigt les mesures de limitation des remboursements imposés par notre chère Marisol. Si ces limites étaient connues depuis le début de cette année des acteurs de la santé, leur traduction dans les faits pour le citoyen commence réellement maintenant  à se faire sentir. Ainsi, le plafonnement du remboursement complémentaire de la consultation médicale à une fois le tarif SS limite le total des remboursements SS+Complémentaire à 46€. Certes, cela conviendra à une majorité de patients. Pour ma part, je paie beaucoup plus et je n’ai pas vu que les complémentaires allaient baisser leurs tarifs !
Mais, conséquences beaucoup plus dommageables, en cas d’intervention chirurgicale, des plafonds sont maintenant fixés pour la prise en charge. Ainsi, le Figaro pointe, à partir de données fournies par le Groupe Henner, qu’une opération qui était prise en charge à 100% laissera désormais un reste à charge de plusieurs centaines d’euros (ex. varices) à plusieurs milliers d’euros (prostate, colonne vertébrale,…).
N’a-t-on trouvé que ce moyen pour essayer de réduire les honoraires des praticiens ?
Il est peu probable que le patient confronté à un grave problème de santé soit le mieux à même de discuter les prix…
Ou alors, l’objectif est-il de réduire la fréquence ? Je pense que cette idée fera hurler bon nombre de copains de mon âge qui ont du subir une ablation de la prostate !
Bien sur, on pourrait penser que les assureurs complémentaires pourraient proposer des contrats non responsables et non solidaires. Mais là, ce serait un fait nouveau car de tous temps ils se sont ingéniés à tous proposer peu ou prou  la même chose.

En tout cas, une chose est sure, ces nouvelles conditions de remboursement font la part belle aux Surcomplémentaires. Encore faudrait-il tenir compte des attentes et des moyens des clients pour bâtir des offres segmentées proposant des garanties haut-de-gamme ainsi qu’un suivi personnalisé pour la prévention et l’accompagnement  lors d’affections graves.
A ces conditions, on pourrait presque remercier notre chère Marisol d’ouvrir un vrai marché à marketer.

On rêve ?

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